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Communication & réseaux sociaux · 2026-10-22

Photos et témoignages de patients : communiquer sans compromettre la confidentialité

Illustration éditoriale

Une photographie avant/après, un témoignage touchant ou une courte vidéo de séance semblent être de bons moyens de montrer le travail d’un cabinet. Mais leur diffusion sur un réseau social soulève des questions de droit à l’image, de protection des données et surtout de secret professionnel.

Le premier filtre : faut-il montrer un patient ?

Le moyen le plus simple de limiter les risques est d’illustrer une information de santé avec un professionnel volontaire, un visuel créé pour l’occasion ou une mise en scène fictive. Une photographie de patient ne doit jamais être considérée comme nécessaire pour rendre un conseil pédagogique intéressant.

Le consentement à l’image ne règle pas tout

Publier une personne identifiable exige de respecter le droit à l’image et les règles de protection des données. Mais le consentement à une photographie ne supprime pas à lui seul les obligations de secret professionnel, ni les exigences déontologiques propres à la profession. Avant toute diffusion de contenu relatif à la prise en charge, examinez l’ensemble du cadre applicable.

L’anonymat apparent peut être trompeur

Flouter un visage n’enlève pas toujours les éléments identifiants : tatouage, voix, décor, prénom dans une capture d’écran ou contexte très spécifique. Un patient peut se reconnaître, et son entourage aussi. Prudence également avec les métadonnées des fichiers.

Témoignages et avis : garder la mesure

Un avis public n’autorise pas le professionnel à confirmer publiquement que son auteur a été soigné ni à détailler la relation de soin. Préparez plutôt une réponse générale, non clinique, respectueuse et sans information individuelle.

Ce que l’on peut publier à la place

Exemple concret

Pour parler d’un atelier de prévention des chutes, l’équipe photographie une salle vide préparée pour l’activité, filme une démonstration avec un collègue volontaire et publie les objectifs de l’atelier. Aucun dossier ni aucune personne soignée n’apparaît.

À retenir

Avant de publier, demandez-vous : qui peut être identifié et qu’apprend-on sur sa santé ? Si la réponse n’est pas parfaitement maîtrisée, choisissez un autre visuel.

Sources et ressources