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Formation · Numérique & outils
Le numérique au service de la coordination des soins
Comprendre les outils numériques qui soutiennent les échanges entre professionnels et sécurisent le suivi des parcours sans confusion entre les responsabilités.
2 h 30 indicativesIntermédiaire5 modules + quizMémo P.A.R.C.O.U.R.S.
Votre objectif pédagogique
Vous saurez choisir un canal adapté, sécuriser un échange, clarifier les rôles de coordination et construire un suivi vérifiable.
Public : professionnels de santé et équipes de cabinet. Pré-requis : savoir naviguer sur le Web et ouvrir un document. Modalités : autoformation, exercices fictifs, quiz à correction immédiate. Évaluation : quiz indicatif, sans attestation ni certification.
Fil rouge — situation fictive
Une patiente fictive de 76 ans est accompagnée par une équipe de soins et plusieurs acteurs territoriaux. L’objectif est d’éviter les pertes d’information, sans multiplier les canaux informels.
Parcours progressif : un module à la fois. Pour débloquer le suivant, obtenez 3 bonnes réponses sur 3 et confirmez avoir réalisé l’exercice. Vous pouvez recommencer le quiz et revoir les modules validés. Votre progression reste sur cet appareil, dans ce navigateur ; aucune réponse n’est envoyée au serveur.
MODULE 1 SUR 5 · 25 MIN
Cartographier les acteurs et les échanges
Cube bronze du module 1 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
La coordination commence par identifier qui fait quoi, quelle information circule et qui vérifie la suite du parcours.
Un parcours coordonné réunit parfois médecin traitant, kinésithérapeute, infirmier, pharmacien, acteur social, structure territoriale et patient. Pour chaque intervention, expliciter qui déclenche, qui reçoit, quelles informations sont nécessaires et qui s’assure que l’action est réalisée.
Méthode PARCOURS :Patient et ses besoins, Acteurs identifiés, Rôles définis, Canaux adaptés, Orientation vérifiée, Utilisation minimale des données, Retours d’information, Suivi des ruptures.
Cas fictif : une personne âgée signale des difficultés nouvelles lors d’une consultation. Une orientation est proposée. Le circuit doit préciser qui contacte l’acteur suivant et comment on confirme que le contact a eu lieu.
Point clé : une transmission réussie n’équivaut pas automatiquement à une prise en charge réalisée.
Comprendre et appliquer
Un parcours de soins peut mobiliser médecin traitant, kinésithérapeute, infirmier, pharmacien, spécialistes, acteurs sociaux et structures de coordination. Le numérique peut faciliter les échanges, mais il ne remplace pas l’accord entre intervenants sur les rôles et les étapes. Une liste de contacts ne suffit pas : il faut savoir qui initie l’orientation, qui la reçoit, qui répond et comment détecter un retard.
Pour chaque étape, posez cinq questions : quel besoin du patient ? quel acteur est légitime ? quelle information est strictement nécessaire ? par quel canal peut-elle être transmise ? qui est responsable de constater que l’action a été réalisée ? Le principe de minimisation des données évite de transmettre un dossier complet alors qu’un document synthétique suffit.
La carte du parcours doit rester compréhensible hors du cabinet. Utilisez des étapes courtes, indiquez les cas où le médecin traitant doit être informé, et prévoyez une solution si l’orientation n’aboutit pas. Les informations partagées restent encadrées par les habilitations, le secret professionnel et le cadre légal applicable.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Tracer une orientation jusqu’à la confirmation
Situation fictive. Dans un scénario entièrement fictif, un professionnel doit orienter une personne âgée vers un interlocuteur du territoire.
1. Repérer le besoin
Dessiner les acteurs par fonction : initiateur, destinataire, référent de suivi et personne concernée.
2. Appliquer la méthode
Placer une flèche « demande envoyée » puis une étape distincte « accusé de réception / rendez-vous confirmé ».
3. Vérifier avant d’agir
Nommer la personne chargée de relancer si aucune confirmation n’apparaît à la date fixée.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTChaque transmission a-t-elle un destinataire identifié et un retour attendu ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Acteur connu, canal adapté, retour prévu : réaliser la transmission selon le cadre applicable.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Rôle ou canal incertain : clarifier auprès de l’organisation territoriale avant envoi.
× À ÉVITER
Diffuser un dossier complet « à tout le monde » sans nécessité ni responsable de suivi.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Résultat : carte fictive de parcours où chaque flèche nomme un responsable et une réponse attendue.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Parcours fictif d’une personne âgée présentant plusieurs fragilités : un professionnel repère un besoin, l’équipe identifie l’acteur adéquat, envoie les éléments nécessaires par un canal adapté, puis vérifie qu’un rendez-vous est effectivement programmé. Le tableau de suivi ne doit pas devenir une base d’informations cliniques accessible à tous.
Méthode à mettre en pratique
Dessiner cinq étapes depuis le repérage jusqu’au retour d’information.
Nommer un responsable et un destinataire pour chaque étape.
Définir la donnée minimale utile et le canal autorisé.
Prévoir un point de contrôle et une relance en cas de retard.
Point de vigilance. « Message envoyé » ne signifie pas « patient pris en charge » : le suivi doit viser l’action réelle.
Dessiner un schéma à cinq acteurs avec un propriétaire explicite pour chaque flèche de transmission.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 2 SUR 5 · 30 MIN
S’authentifier et choisir les bons canaux
Cube bronze du module 2 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Un canal sécurisé et une identité vérifiée sont des conditions de confiance des échanges professionnels.
Les échanges professionnels impliquant des données de santé exigent des outils et des accès appropriés. Pro Santé Connect est le moyen d’authentification fédéré des professionnels raccordés, via CPS ou e-CPS selon les situations ; MSSanté sert aux échanges sécurisés entre acteurs habilités.
Comparer trois situations : une invitation à une réunion sans données de santé, un document médical à transmettre à un confrère et une information organisationnelle générale. Ces cas n’appellent pas automatiquement le même canal.
Erreur courante : se fier à l’apparence professionnelle d’une boîte de messagerie pour considérer qu’elle est appropriée aux données de santé. Vérifier les services, les destinataires, les procédures du cabinet et les exigences applicables.
Rappel : l’utilisation d’un outil reconnu ne dispense pas de vérifier la bonne identité du destinataire et la pertinence des informations transmises.
Comprendre et appliquer
Pro Santé Connect permet aux professionnels habilités de s’authentifier à des services raccordés grâce à des moyens tels que la carte CPS ou l’e-CPS. MSSanté désigne un espace de confiance de messagerie sécurisée pour les échanges de données de santé entre acteurs autorisés. Ces outils ne sont pas interchangeables : l’un concerne principalement l’authentification, l’autre le transport de messages.
La bonne pratique consiste à vérifier le destinataire dans les annuaires appropriés, à s’assurer de la nécessité de l’envoi et à choisir le canal correspondant au type d’information. Une adresse e-mail ordinaire ne devient pas sécurisée au seul motif qu’elle appartient à une structure de soins. Les accès doivent être personnels, protégés et révisés régulièrement.
Préparez des consignes courtes pour l’équipe : comment retrouver le destinataire, quel document joindre, comment vérifier une erreur d’adressage et qui alerter en cas d’envoi au mauvais destinataire. Une solution technique ne corrige pas automatiquement une erreur humaine de sélection du contact.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Choisir le canal avant d’envoyer un document
Situation fictive. Une infirmière fictive souhaite transmettre une information pertinente à un kinésithérapeute identifié.
1. Repérer le besoin
Vérifier l’identité et la légitimité du destinataire par une source professionnelle fiable.
2. Appliquer la méthode
Évaluer la nature et le niveau de sensibilité des informations à envoyer.
3. Vérifier avant d’agir
Utiliser, selon l’organisation et les habilitations, le canal professionnel sécurisé prévu ; conserver une trace adéquate.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTL’identité, les droits et le canal correspondent-ils au document à transmettre ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Destinataire et canal vérifiés, informations limitées au nécessaire : procéder.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Doute sur l’habilitation ou l’adresse : suspendre et faire confirmer.
× À ÉVITER
Envoyer les éléments de santé vers une adresse personnelle non autorisée ou à un destinataire supposé.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Une infirmière fictive doit envoyer un compte rendu à un kinésithérapeute référent. Elle vérifie son identité dans l’annuaire professionnel approprié, utilise son canal MSSanté habilité et n’envoie que le document pertinent. En cas de doute sur le destinataire, elle suspend l’envoi plutôt que de tester une adresse privée.
Méthode à mettre en pratique
Identifier les services effectivement raccordés à Pro Santé Connect.
Vérifier les modalités d’usage de la MSSanté du cabinet.
Écrire une procédure de contrôle des destinataires et pièces jointes.
S’entraîner sur un échange fictif sans donnée patient réelle.
Point de vigilance. Un canal sécurisé réduit certains risques techniques mais ne dispense jamais de vérifier le destinataire et les pièces transmises.
Classer six messages fictifs par canal autorisé dans votre structure, avec justification du choix.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 3 SUR 5 · 25 MIN
Comprendre Mon espace santé et les documents utiles
Cube bronze du module 3 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Le dossier médical de Mon espace santé et les outils métier se complètent pour transmettre des documents utiles.
Mon espace santé propose aux usagers des services numériques, notamment l’accès à des documents de santé et à certaines fonctionnalités de messagerie selon le contexte. Son usage ne remplace ni les obligations de confidentialité ni la coordination humaine.
Exemple : un compte rendu utile pour la continuité peut devoir être déposé et partagé selon les règles de la profession et des outils habilités. Le professionnel doit vérifier la bonne identité, le contexte de partage et les droits appropriés.
Attention : la disponibilité d’une fonction varie selon les habilitations, les logiciels métier et le déploiement. Faire une démonstration uniquement avec des supports de formation autorisés, jamais avec un vrai compte patient exposé en public.
À retenir : outil numérique, professionnel responsable et patient informé sont trois composantes différentes du parcours.
Comprendre et appliquer
Mon espace santé permet aux usagers d’accéder à leur espace numérique, dont les documents présents dans le dossier médical partagé (DMP) selon les conditions du service. Les professionnels autorisés peuvent consulter et alimenter ce dossier via leurs outils métiers ou les accès prévus. Il faut distinguer un document utile à la coordination d’un contenu administratif sans pertinence clinique.
Le partage pertinent vise les éléments nécessaires aux autres intervenants et au patient. Vérifiez les exigences d’identification, les habilitations, la pertinence du document et son statut. La possibilité de déposer un document ne signifie pas qu’il faille tout déposer sans discernement. L’information du patient et le respect de ses droits restent essentiels.
En séance, le professionnel peut expliquer au patient où retrouver ses documents, sans lui demander son mot de passe ni se connecter à sa place sur un appareil non autorisé. Si l’accès ou le dossier pose problème, orientez-le vers les dispositifs d’accompagnement officiels. Les fonctionnalités exactes et les conditions d’accès peuvent évoluer.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Préparer un document utile dans un parcours de soins
Situation fictive. Après une sortie d’hospitalisation fictive, deux professionnels doivent disposer des informations nécessaires à la continuité de la prise en charge.
1. Repérer le besoin
Lister les documents utiles et leur finalité : synthèse de sortie, traitements selon pertinence, plan de suivi.
2. Appliquer la méthode
Identifier quel professionnel est habilité à alimenter ou consulter le DMP dans le contexte considéré.
3. Vérifier avant d’agir
Vérifier les droits de la personne et les procédures des outils avant tout dépôt ou consultation.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLe document, l’accès et le cadre du partage sont-ils appropriés ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Document pertinent, habilitations vérifiées : suivre le circuit prévu.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Droits ou paramètres d’accès incertains : demander une vérification au référent habilité.
× À ÉVITER
Déposer systématiquement des copies multiples sans contrôle des habilitations ni besoin réel.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Une personne fictive sort d’hospitalisation. Plusieurs professionnels auront besoin d’un document synthétique pertinent pour la continuité de ses soins. L’équipe vérifie les droits d’accès et les conditions d’alimentation du DMP, puis organise l’échange autour du document approprié plutôt que de multiplier les copies non maîtrisées.
Méthode à mettre en pratique
Identifier les documents réellement utiles dans un cas fictif.
Repérer qui peut les déposer ou les consulter selon le contexte.
Vérifier les droits et l’information du patient.
Décrire au patient comment retrouver les informations via les ressources officielles.
Point de vigilance. Le DMP et Mon espace santé ne dispensent pas les professionnels d’organiser le suivi et les échanges nécessaires.
Rédiger une fiche de vérification avant tout dépôt ou échange : identité, document, destinataire, droit, traçabilité.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 4 SUR 5 · 30 MIN
Suivre les orientations et prévenir les ruptures
Cube bronze du module 4 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Un tableau de suivi doit montrer l’état de chaque orientation, pas accumuler des informations de santé non nécessaires.
Le suivi d’une orientation exige une date, un responsable, un état d’avancement et une possibilité d’escalade en cas d’absence de réponse. L’information minimale utile est privilégiée, selon le cadre autorisé.
Cas fictif : une orientation vers une consultation de prévention est demandée le 2 novembre. Au 9 novembre, aucune confirmation n’est reçue. La procédure doit définir qui relance et quel canal de communication est approprié.
Tableau organisationnel fictif : action « contacter le professionnel formé » ; responsable « coordinateur » ; échéance « à valider » ; statut « en attente » ; prochaine action « relance ». Ne pas créer de faux diagnostics ni de fausses décisions.
En pratique : le patient et, si le contexte le prévoit, son médecin traitant doivent recevoir les informations appropriées au bon moment.
Comprendre et appliquer
Dans un parcours, certaines étapes créent des zones d’incertitude : une demande est envoyée mais non reçue, un patient n’a pas obtenu de rendez-vous ou un compte rendu tarde. Définissez des statuts simples : « à orienter », « contact établi », « rendez-vous fixé », « pris en charge », « terminé » ou « à relancer ». Chaque statut doit avoir un sens partagé par l’équipe.
Pour éviter une rupture, associez une date de revue, un responsable et une marche à suivre si le délai est dépassé. Une relance ne doit pas se transformer en diffusion générale de données cliniques ; les informations accessibles dans l’outil de coordination doivent être limitées selon les habilitations. Vérifiez également que le patient sait vers qui se tourner si la situation évolue.
Le suivi n’est pas une course aux cases cochées. Une orientation réellement achevée peut nécessiter la confirmation d’un premier contact, d’une intervention ou du retour au professionnel demandeur. Le périmètre exact dépend du parcours, des acteurs et des consentements ou bases légales pertinentes.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Voir immédiatement qu’une orientation est bloquée
Situation fictive. Une demande fictive a été envoyée à un partenaire lundi et n’a aucune réponse le vendredi.
1. Repérer le besoin
Attribuer le statut « envoyé — confirmation attendue » avec une date de contrôle.
2. Appliquer la méthode
Déclencher une relance par le canal convenu à la date prévue ; noter la personne responsable.
3. Vérifier avant d’agir
Passer au statut « confirmé » seulement après retour explicite, ou « à réorienter » si nécessaire.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLe statut décrit-il une action réalisée ou seulement une intention ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Confirmation reçue et notée : poursuivre l’étape suivante.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Absence de retour au délai prévu : relancer et rendre la situation visible au référent.
× À ÉVITER
Marquer « parcours terminé » au simple envoi d’un message non confirmé.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Résultat : trois statuts démonstratifs « envoyé 12/10 », « relancé 16/10 », « confirmé [DATE] ».
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Dans une coordination fictive, une demande de rendez-vous est marquée « envoyée ». Une semaine plus tard, aucune confirmation n’existe. La coordinatrice consulte la procédure, contacte le destinataire via un canal autorisé et change le statut en « à relancer ». L’absence de réponse est rendue visible à la personne responsable.
Méthode à mettre en pratique
Définir quatre à six statuts clairs.
Ajouter pour chacun un responsable et une date de contrôle.
Prévoir une alerte neutre en cas de délai dépassé.
Évaluer sur un cas fictif si le parcours aboutit réellement.
Point de vigilance. Un grand tableau partagé sans gestion des accès peut devenir lui-même une source d’exposition de données sensibles.
Créer un tableau d’orientation anonyme et prévoir une règle de relance ainsi qu’un seuil d’alerte.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 5 SUR 5 · 40 MIN
Évaluer la coordination et améliorer le parcours
Cube bronze du module 5 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
L’évaluation d’un parcours porte sur la continuité vécue par la personne, pas seulement sur le volume de messages.
Un bon indicateur ne mesure pas seulement le nombre de messages envoyés. Observer le délai jusqu’au premier contact, le taux d’orientations réellement réalisées, les ruptures de suivi et la satisfaction des équipes.
Cas chiffré fictif : sur dix orientations, sept ont une confirmation de rendez-vous ; deux sont en attente et une est annulée. Le « taux d’orientation réalisée » ne peut pas être annoncé comme 100 % : il faut distinguer les statuts.
Amélioration continue : identifier un point de rupture, construire une action simple, tester un mois, mesurer, décider. Ne pas augmenter la collecte de données personnelles sans nécessité justifiée.
Projet final : schématiser un parcours fictif de fragilité chez une personne âgée : identification, vérification d’éligibilité, orientation, suivi, retour d’expérience et information du médecin traitant lorsqu’il existe.
Comprendre et appliquer
Pour évaluer une coordination, définissez des indicateurs reliés à un problème concret : délai entre repérage et premier contact, proportion d’orientations abouties, ruptures de parcours détectées, nombre de relances utiles et qualité du retour au professionnel adresseur. Les indicateurs doivent être interprétés à la lumière du contexte territorial et des besoins de la personne.
Construisez un recueil sobre, sans données supplémentaires inutiles. Faites une revue périodique d’un petit échantillon de parcours, en respectant les droits et habilitations. Les retours des patients et des professionnels peuvent révéler des difficultés invisibles dans les statistiques : incompréhension d’une consigne, impossibilité de transport, absence de rendez-vous disponible.
Le cycle d’amélioration peut suivre quatre temps : décrire le problème, essayer une adaptation limitée, observer les effets, décider de maintenir ou corriger. Il est préférable de résoudre une rupture récurrente plutôt que d’ajouter un nouvel outil qui multiplie les notifications. La coordination réussie repose autant sur les relations entre acteurs que sur la technique.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Améliorer la coordination à partir d’un échec fictif
Situation fictive. Sur un ensemble de dix orientations fictives, deux n’aboutissent pas faute de solution de déplacement.
1. Repérer le besoin
Quantifier : huit rendez-vous obtenus sur dix, sans confondre ce taux et la qualité clinique de la prise en charge.
2. Appliquer la méthode
Chercher le point commun des échecs : problème de mobilité, non problème d’envoi numérique.
3. Vérifier avant d’agir
Tester avec les partenaires une information de transport adaptée puis mesurer à nouveau.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLe problème observé est-il réellement résolu par un nouveau logiciel ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Frein identifié et action locale testable : mettre en œuvre un essai ciblé.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Causes incertaines : recueillir des retours qualitatifs supplémentaires.
× À ÉVITER
Acheter un nouvel outil avant d’avoir défini le problème et vérifié les contraintes organisationnelles.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Résultat fictif : 80 % de rendez-vous obtenus, une hypothèse « transport », et un test à quatre semaines.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Sur dix orientations fictives, huit aboutissent à un premier rendez-vous. Le taux apparent est de 80 %, mais l’équipe constate que les deux situations non abouties concernent des difficultés de transport. Une action conjointe avec les partenaires locaux peut être plus utile qu’un nouveau logiciel.
Méthode à mettre en pratique
Choisir deux indicateurs liés à une difficulté de parcours.
Recueillir un retour d’expérience qualitatif, fictif ou anonymisé selon le cadre.
Tester une action corrective sur une période limitée.
Réévaluer la continuité plutôt que le seul nombre d’envois.
Point de vigilance. Le nombre de messages envoyés ne doit jamais être présenté comme un résultat de prise en charge.
Les mises en situation et exercices sont fictifs. Les logiciels et cadres professionnels évoluent : vérifier les pratiques et conditions d’usage au moment de les appliquer. Révision éditoriale : octobre 2026.