Comprendre l’IA générative et l’utiliser pour rédiger, organiser, expliquer et communiquer — sans céder la décision humaine ni la confidentialité.
3 h indicativesDébutant5 modules + quizMémo C.A.B.I.N.E.T.
Votre objectif pédagogique
À la fin, vous saurez choisir une tâche à faible risque, écrire une consigne efficace, corriger un résultat et identifier ce qu’il ne faut jamais transmettre à un service non validé.
Public : professionnels de santé et équipes de cabinet. Pré-requis : savoir naviguer sur le Web et ouvrir un document. Modalités : autoformation, exercices fictifs, quiz à correction immédiate. Évaluation : quiz indicatif, sans attestation ni certification.
Fil rouge — situation fictive
Un cabinet de kinésithérapie fictif souhaite réduire le temps consacré à ses documents et à la préparation d’une réunion. Il dispose de notes administratives sans aucune donnée patient.
Parcours progressif : un module à la fois. Pour débloquer le suivant, obtenez 3 bonnes réponses sur 3 et confirmez avoir réalisé l’exercice. Vous pouvez recommencer le quiz et revoir les modules validés. Votre progression reste sur cet appareil, dans ce navigateur ; aucune réponse n’est envoyée au serveur.
Un mot vous échappe ? Découvrez notre atelier Vocabulaire de l’IA pour comprendre les tokens, itérations, agents, MCP et autres notions essentielles, avant de revenir à cette formation.
MODULE 1 SUR 5 · 25 MIN
Comprendre ce que l’IA sait faire — et ce qu’elle ne sait pas
Cube bronze du module 1 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Une IA générative produit une réponse plausible ; elle ne certifie pas que cette réponse est vraie.
Une IA générative est un système capable de produire du texte, des images ou d’autres contenus en réponse à des instructions. Un modèle de langage génère des réponses plausibles : la fluidité n’est pas une preuve d’exactitude. Il ne connaît pas nécessairement les circonstances réelles du cabinet, ses protocoles ni ses obligations.
Trois catégories d’usages : expliquer un concept, produire un brouillon, classer des informations fournies. À distinguer des actes à risque : diagnostic, conduite à tenir personnalisée, interprétation sans validation et traitement de données sensibles avec un outil non autorisé.
Exemple concret : « Propose le plan d’une réunion d’équipe de 30 minutes portant sur l’accueil téléphonique ». La réponse est vérifiable. En revanche « Dis-moi quel traitement donner à ce patient » délègue un jugement clinique et nécessite un autre cadre de sécurité.
Le réflexe à retenir : l’IA prépare, le professionnel vérifie, décide et assume la diffusion.
Comprendre et appliquer
Il faut distinguer trois familles d’usages. La reconnaissance repère des motifs dans un signal ; la prédiction estime une évolution à partir d’observations ; la génération fabrique une nouvelle réponse, par exemple un texte. Un assistant conversationnel fondé sur un grand modèle de langage relève de cette dernière catégorie. Il ne possède ni dossier médical complet, ni expérience clinique, ni connaissance automatique des règles internes du cabinet.
Une formulation fluide peut masquer une erreur de calcul, une référence inexistante ou une omission. C’est pourquoi l’intérêt opérationnel le plus facile à contrôler se situe d’abord dans les tâches réversibles : transformer un plan en courrier, créer une liste de vérification ou simplifier un texte déjà validé. Les décisions de soin réclament une évaluation et des garanties différentes ; la qualité du style ne peut jamais en être le critère principal.
La distinction « assistance / décision » est centrale : un professionnel peut se faire proposer plusieurs structures de compte rendu, mais il conserve la sélection des faits, leur interprétation et la validation finale.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Préparer une réunion sans déléguer une décision clinique
Situation fictive. Dans une équipe fictive de quatre soignants, la réunion de lundi doit répartir 20 minutes entre accueil des nouveaux arrivants, rangement des supports et calendrier des formations. Aucune donnée patient n’est nécessaire.
1. Repérer le besoin
Isoler la tâche : « proposer un ordre du jour », et non « décider d’un soin ». Le besoin tient en une phrase.
2. Appliquer la méthode
Demander quatre points avec une durée et un responsable à désigner. Le modèle propose 5 + 4 + 6 + 5 minutes.
3. Vérifier avant d’agir
Additionner les durées, vérifier le sens de chaque point et compléter les responsables humains avant diffusion.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLa demande nécessite-t-elle un jugement clinique ou des informations personnelles ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Ordre du jour fictif et vérifiable : l’IA prépare un brouillon administratif.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Données réelles ou affirmation difficile à contrôler : examiner l’outil et le cadre, puis faire valider par la personne compétente.
× À ÉVITER
Question médicale individuelle adressée à un chatbot grand public comme s’il décidait du diagnostic.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Livrable de démonstration : un ordre du jour de 20 minutes, relu et approuvé par le responsable de réunion.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Dans un cabinet fictif de trois kinésithérapeutes, l’équipe demande : « Fais un ordre du jour de 25 minutes pour notre réunion d’accueil des nouveaux collaborateurs ». L’IA propose quatre points et des durées ; chacun peut les vérifier immédiatement. En revanche, « Quel diagnostic poser chez M. Martin ? » ne doit pas être traité comme une simple demande de rédaction : il implique une situation clinique et potentiellement des données de santé.
Méthode à mettre en pratique
Lister trois tâches administratives réellement chronophages, sans nommer aucun patient.
Classer chacune selon le risque et la possibilité de vérifier le résultat.
Tester seulement la tâche la plus facile à corriger sur une situation fictive.
Faire relire le document par un professionnel avant diffusion.
Point de vigilance. L’erreur classique consiste à confondre « beaucoup de détails » avec « beaucoup de preuves ». Un texte précis peut être entièrement inventé.
Classer cinq tâches de votre semaine dans deux colonnes : usage administratif contrôlable / usage à risque nécessitant évaluation approfondie.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 2 SUR 5 · 25 MIN
Découvrir les outils et choisir un usage adapté
Cube bronze du module 2 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Un outil se choisit à partir d’un besoin et d’un risque, jamais uniquement d’une démonstration séduisante.
Il existe des assistants conversationnels, des outils intégrés aux suites bureautiques, des outils de transcription et de création visuelle. Leur intérêt ne dépend pas seulement des fonctionnalités, mais aussi des paramètres de conservation, de l’hébergement, des accès, des contrats, du coût et de la possibilité de supprimer les données.
Méthode en cinq questions : quelle tâche ? quelles données ? quel résultat ? qui vérifie ? comment revenir en arrière ? Un outil séduisant sur une démonstration n’est pas forcément adapté à une activité de santé.
Exemple : pour créer une affiche générale sur la prévention des chutes, un outil graphique peut convenir après vérification des textes. Pour retranscrire une consultation réelle, il faut préalablement évaluer les garanties du dispositif, le cadre professionnel, les prestataires et les droits des personnes.
À faire au cabinet : dresser la liste des tâches répétitives, sélectionner la moins sensible et tester l’outil sur des informations entièrement fictives.
Comprendre et appliquer
Les assistants généralistes, outils intégrés dans la bureautique, services de transcription et créateurs d’images n’ont pas les mêmes finalités. Certains traitent uniquement des documents locaux ; d’autres envoient les instructions et fichiers vers des serveurs distants. Les réglages de rétention, les droits de l’organisation, l’existence d’un contrat adapté et la possibilité d’exporter les résultats doivent être examinés avant toute utilisation professionnelle.
Pour comparer deux services, partez d’un résultat mesurable : « préparer en dix minutes une fiche générique d’accueil sur une page ». Testez chaque solution sur le même scénario fictif, puis observez la qualité, la facilité de correction, l’accessibilité, le coût total et les risques de données. Le meilleur résultat sur une démonstration n’est pas forcément le plus robuste dans le quotidien d’un cabinet.
Attention au glissement d’usage : un outil testé avec des données fictives n’est pas automatiquement autorisé pour recevoir des dossiers patients. La protection des données de santé exige une analyse spécifique des finalités, des accès et des garanties techniques et contractuelles.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Comparer deux outils sur un résultat observable
Situation fictive. Une association fictive souhaite créer une fiche d’accueil générique. Elle hésite entre un assistant rédactionnel et un outil de mise en page.
1. Repérer le besoin
Définir une épreuve identique : créer une fiche d’une page, avec quatre rubriques et aucun nom de patient.
2. Appliquer la méthode
Noter pour les deux outils le temps de création, la facilité de modification, le format exporté et les conditions d’usage.
3. Vérifier avant d’agir
Choisir selon la possibilité de corriger et réutiliser le document, plutôt que selon l’effet « spectaculaire ».
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTL’outil répond-il à l’usage visé et aux exigences de sécurité et de sortie des données ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Test sur contenus fictifs, sortie modifiable et contrôle du résultat : poursuivre l’évaluation.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Conditions de stockage, coûts ou export peu clairs : demander des informations et faire un essai limité.
× À ÉVITER
Importer le dossier d’un vrai patient dans un service non évalué pour « gagner du temps ».
Ce qu’un bon résultat peut donner : Livrable : une grille comparative datée, avec « utile pour mise en page » et « à évaluer avant usage réel ».
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
L’équipe compare un assistant A et un éditeur B pour produire un livret de bienvenue sans donnée personnelle. A rédige vite mais exporte difficilement ; B exige plus de corrections mais génère un document modifiable et garde des modèles. La grille de décision documente ce choix au lieu de retenir seulement « l’outil le plus impressionnant ».
Méthode à mettre en pratique
Écrire la tâche précise à accomplir et le résultat attendu.
Identifier les types de données qui seraient manipulées.
Faire le même test fictif sur deux outils.
Noter qualité, contrôle, coût, export, réversibilité et sécurité.
Point de vigilance. Ne jamais utiliser une « période d’essai gratuite » avec de vraies données patients pour évaluer un produit non validé.
Comparer deux outils avec la grille : fonctionnalité, données transmises, contrôle humain, coût, export et suppression.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 3 SUR 5 · 35 MIN
Maîtriser le prompting : la méthode C.A.B.I.N.E.T.
Cube bronze du module 3 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Un bon prompt décrit le résultat attendu, les informations disponibles et ce que l’IA ne doit pas inventer.
Un prompt est une consigne. Une consigne structurée permet de mieux contrôler la réponse. C.A.B.I.N.E.T. : Contexte, Action attendue, Bornes de sécurité, Informations fournies, Niveau de langage, Expression du résultat, Test et vérification.
Prompt réutilisable :
Tu es un assistant de rédaction. Contexte : cabinet de santé libéral fictif. Prépare un courrier général annonçant une modification des horaires d’accueil. N’utilise aucune donnée personnelle ; n’invente ni date ni coordonnées. Les horaires sont [À COMPLÉTER]. Ton clair et courtois, 150 mots maximum. Réponds avec objet, texte et éléments à vérifier avant envoi.
Amélioration en deux passes : d’abord demander un premier brouillon, puis signaler précisément les défauts (trop technique, trop long, fait non vérifié). Ne pas demander aveuglément « améliore » : expliquer le critère.
Vérification finale : chiffres, références, dates, informations absentes, formulation susceptible d’être interprétée comme une promesse de soin.
Comprendre et appliquer
La méthode C.A.B.I.N.E.T. sert de garde-fou. C : Contexte ; A : Action attendue ; B : Bornes de sécurité ; I : Informations fournies ; N : Niveau de langage ; E : Exemple de format ; T : Test et vérification. Il ne s’agit pas de multiplier les mots, mais d’expliciter ce qui guidera la réponse. Une consigne « prépare un mail » laisse trop de latitude ; une consigne indiquant le destinataire, le but et le format facilite la relecture.
Dans un prompt professionnel, séparez les faits connus des hypothèses. Spécifiez les champs à laisser vides : date non connue, nom du signataire, horaires exacts. Demandez d’indiquer les données manquantes. Puis relisez la sortie en comparant phrase par phrase les affirmations au matériau initial. Les informations de contexte ne doivent pas contenir de données patient dans un outil non évalué pour cet usage.
L’itération est normale : commencer par obtenir un plan, demander une version plus claire, puis imposer un contrôle qualité. Gardez la trace de la consigne finale qui marche pour pouvoir la réutiliser sans repartir de zéro.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Construire un prompt complet avant de cliquer sur Envoyer
Situation fictive. Exemple fictif : annoncer une fermeture exceptionnelle du secrétariat, dont les dates ne sont pas encore fixées.
1. Repérer le besoin
Définir le rôle et la cible : « assistant de communication pour un cabinet ; patients et visiteurs ».
2. Appliquer la méthode
Ajouter le contexte, les contraintes et le format : « trois phrases, ton clair, sans jargon ; date inconnue ».
3. Vérifier avant d’agir
Exiger explicitement des champs [DATE] et [HORAIRE] à compléter, puis contrôler le texte obtenu.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLes informations nécessaires à la publication sont-elles connues et contrôlées ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Brouillon avec champs à renseigner et aucune invention : conserver pour validation.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Date, modalité ou contact non confirmé : utiliser un placeholder et demander une vérification.
× À ÉVITER
Laisser le modèle inventer des horaires ou publier immédiatement une réponse plausible.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Extrait attendu : « Le secrétariat sera fermé le [DATE] de [HORAIRE] à [HORAIRE] ; les soins prévus restent [À CONFIRMER]. »
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Prompt à copier et adapter : « Tu assistes la rédaction administrative d’un cabinet de santé fictif. Rédige un e-mail annonçant un changement d’horaires d’accueil. Public : usagers. Maximum 120 mots, ton professionnel, trois paragraphes. Les nouvelles plages horaires sont inconnues : insère [horaires à renseigner]. N’invente aucune information et termine par une liste des points à vérifier avant envoi. »
Méthode à mettre en pratique
Écrire le contexte et le destinataire en une phrase.
Décrire le livrable en précisant longueur et structure.
Insérer la consigne explicite « n’invente rien, signale les manques ».
Comparer la sortie aux faits connus, puis corriger ou rejeter.
Point de vigilance. Un prompt mieux écrit peut toujours produire une erreur : sa vérification n’est jamais facultative.
Rédiger deux versions d’un prompt pour un message administratif fictif. Comparer les réponses avec cinq critères : clarté, faits exacts, limites, lisibilité, format.
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 4 SUR 5 · 40 MIN
Atelier : documents, supports pédagogiques et organisation
Cube bronze du module 4 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
L’IA accélère la production d’un brouillon ; le professionnel conduit la chaîne de validation.
Atelier A — Une fiche d’information : demander une fiche grand public présentant les étapes administratives d’une première consultation, avec un vocabulaire accessible. Remplacer les éventuelles modalités inventées par les règles réelles du cabinet.
Atelier B — Compte rendu de réunion fictive : notes fournies : « mardi, 4 personnes, accueil téléphonique saturé le lundi, tester deux créneaux, responsable : à décider ». Faire créer un tableau décision / responsable / échéance / incertitude. Vérifier que les responsables et échéances non fournis restent « à définir ».
Atelier C — Calendrier éditorial : demander quatre thèmes de publications génériques de prévention, sans témoignage de patient ni recommandation personnalisée.
Atelier D — Organisation : bâtir une checklist d’ouverture du cabinet, classée en tâches humaines et tâches automatisables sans données patient.
Mise en commun : quelle formulation vous a fait gagner du temps ? Quelle erreur a-t-il fallu corriger ? Quel contenu ne pouvait pas être transmis à l’outil ?
Comprendre et appliquer
Un atelier utile doit partir d’une production observable, pas d’un simple « regardez comme c’est rapide ». Proposez trois livrables distincts : une fiche d’accueil générique, un plan de réunion et une publication de prévention non personnalisée. Pour chacun, définissez un public, un format, un critère de réussite et une limite. Une fiche destinée à un patient âgé nécessite un langage simple, une taille de texte confortable et une structure aérée.
Travaillez en deux passes. Première passe : la structure. Deuxième passe : le contenu, révisé par un professionnel compétent. Pour une fiche de prévention, distinguez informations générales, recommandations validées et informations locales du cabinet. Une image attrayante n’autorise pas une promesse médicale non fondée.
Mesurez le bénéfice réel : temps de première rédaction, temps de correction, nombre d’erreurs repérées. Si la correction demande davantage d’efforts que la création manuelle, l’outil ou le cas d’usage n’est peut-être pas adapté. L’objectif n’est pas « utiliser l’IA », mais produire un document plus utile, plus compréhensible et vérifiable.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — De l’idée au support pédagogique vérifié
Situation fictive. Une équipe fictive prépare une fiche grand public expliquant comment bien préparer sa première visite au cabinet.
1. Repérer le besoin
Établir le plan : coordonnées, documents utiles, accessibilité, déroulement administratif et questions fréquentes.
2. Appliquer la méthode
Produire un premier texte court avec seulement des informations génériques ; laisser les informations propres au cabinet entre crochets.
3. Vérifier avant d’agir
Faire relire par la secrétaire pour l’organisation et par un soignant pour toute formulation de santé ; vérifier le PDF final.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTLe document mélange-t-il des faits propres au cabinet et des conseils de santé ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Information pratique confirmée et message compréhensible : diffuser après validation.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Informations locales, recommandations ou droits non vérifiés : corriger avec la bonne source.
× À ÉVITER
Afficher de faux horaires, inventer des conditions de prise en charge ou omettre la relecture.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Résultat : une fiche d’une page, versionnée, avec les seules informations confirmées et une date de mise à jour.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Cas pratique : un cabinet fictif souhaite informer sur les démarches administratives avant une première séance. L’IA propose un plan en cinq rubriques. La secrétaire vérifie les horaires et modalités réelles, le professionnel valide les termes de santé, puis l’équipe teste la compréhension du document avec une personne non spécialiste. Les informations absentes restent clairement indiquées comme « à compléter ».
Méthode à mettre en pratique
Choisir un livrable réaliste et uniquement des données fictives.
Rédiger d’abord un plan, puis le texte dans la structure choisie.
Utiliser une grille de relecture : faits, clarté, ton, accessibilité, source.
Chronométrer rédaction + correction, puis comparer à l’ancienne méthode.
Point de vigilance. Une fiche rassurante et graphique peut être dangereuse si elle contient une affirmation inexacte ou une promesse de résultat.
Réaliser l’atelier B avec les notes fictives, relire le tableau et marquer chaque élément « connu », « proposé » ou « manquant ».
Vérifiez votre compréhension — 3 questions
Répondez aux trois questions, puis affichez la correction. Aucun résultat n’est envoyé au serveur.
Pour valider : obtenez 3 / 3 au quiz, puis confirmez l’exercice.
MODULE 5 SUR 5 · 55 MIN
Responsabilité, confidentialité, évaluation finale
Cube bronze du module 5 obtenu
L’idée-force de ce chapitre
Les données de santé et les décisions de soins exigent un cadre dédié ; l’IA ne transfère pas la responsabilité professionnelle.
Les outils IA peuvent produire des erreurs, des biais et des références inventées. Les informations de santé relèvent d’un cadre renforcé de confidentialité ; retirer le nom d’un patient ne garantit pas automatiquement l’anonymisation. Pour les cas réels, vérifier au préalable le cadre applicable, les contrats, la sécurité, le rôle du prestataire et les obligations du responsable du traitement.
Contrôle en sept points avant diffusion : 1. objectif légitime ; 2. aucune donnée non autorisée ; 3. sources contrôlées ; 4. chiffres et dates vérifiés ; 5. formulation compréhensible ; 6. validation professionnelle ; 7. version finale archivée selon les règles du cabinet.
Cas de vigilance : un collègue souhaite copier le bilan nominatif d’un patient dans un chatbot grand public « pour aller plus vite ». Il faut refuser ce transfert non validé et travailler sur un cas fictif ou un outil expressément évalué et autorisé.
Projet de fin de parcours : produire une fiche d’accueil administrative fictive, identifier les trois erreurs possibles et expliquer comment la corriger. Le succès n’est pas de générer le plus vite, mais d’obtenir un document exploitable et sûr.
Comprendre et appliquer
Le risque vient parfois d’un geste banal : copier des notes de consultation dans une interface grand public pour les reformuler. Retirer le nom ne garantit pas l’anonymat si l’âge, le lieu, les circonstances ou un événement rare permettent d’identifier la personne. Par défaut, utilisez des cas entièrement fictifs pour vos apprentissages et démonstrations. L’utilisation de données réelles nécessite une évaluation préalable des traitements et des outils.
La relecture doit porter sur les faits, les chiffres, les contre-indications, les citations et les limites. Une « hallucination » est une sortie convaincante mais infondée ; un biais peut conduire à des résultats systématiquement moins adaptés à certains groupes ; l’absence d’explicabilité complique le contrôle des décisions. Aucune de ces limites ne disparaît parce que le texte paraît professionnel.
Pour déployer un nouvel usage, documentez qui l’autorise, sur quelles données, avec quels contrôles et comment l’interrompre si un résultat est douteux. Le guide HAS/CNIL diffusé en mars 2026 comme projet de consultation ne doit pas être cité comme une norme définitive ; reportez-vous aux recommandations finalisées et textes applicables au moment de l'usage.
DÉMONSTRATION COMMENTÉE · AVANT DE PRATIQUER
Exemple guidé — Décider si une information peut être saisie
Situation fictive. Un professionnel fictif veut tester le résumé d’un document. L’exemple comporte des observations de genou inventées pour une séance pédagogique.
1. Repérer le besoin
Repérer la nature de chaque donnée : nom, date, événement rare, mesure clinique, coordonnées éventuelles.
2. Appliquer la méthode
Pour la démonstration, remplacer le jeu initial par un scénario entièrement inventé, sans réutiliser de détails d’un patient réel.
3. Vérifier avant d’agir
Demander « organise sans interpréter et signale les champs manquants », puis relire ligne à ligne.
Logigramme : quelle décision prendre ?Suivez la situation vers la conduite adaptée ; le contexte et les habilitations restent déterminants.
POINT DE DÉPARTL’outil et le cadre de traitement ont-ils été évalués pour les données réellement envisagées ?
✓ FEU VERT · POSSIBLE
Situation fictive, sans donnée réelle : exercice de mise en forme possible.
! VIGILANCE · À VÉRIFIER
Traitement réel envisagé : vérifier finalité, base légale, garanties, prestataire et procédures du cabinet.
× À ÉVITER
Coller des éléments identifiants ou cliniques dans un outil non validé en pensant que retirer un nom suffit.
Ce qu’un bon résultat peut donner : Résultat fictif : sections « données reçues », « faits manquants » et « validation humaine », sans diagnostic créé.
À vous maintenant : le cas pratique suivant est différent de cette démonstration. Utilisez la même logique sans recopier la réponse.
Cas concret — situation fictive
Cas fictif : un kinésithérapeute souhaite résumer des notes très détaillées sur une personne identifiable. Avant toute saisie, il renonce à les copier dans un outil non évalué. Pour sa formation, il reconstruit un jeu de notes entièrement inventées. Le document d’essai contient volontairement deux informations manquantes ; l’IA doit les signaler plutôt que les fabriquer.
Méthode à mettre en pratique
Lister les catégories d’informations que le cabinet ne doit pas transmettre à des outils non évalués.
Définir qui vérifie les résultats selon la nature de la tâche.
Conserver une procédure de contrôle et un point d’arrêt en cas d’anomalie.
Faire le bilan du pilote sur un cas fictif : bénéfice, incident, décision.
Point de vigilance. Ne confondez pas pseudonymisation et anonymisation : remplacer un nom par un code laisse généralement des données personnelles.
Les mises en situation et exercices sont fictifs. Les logiciels et cadres professionnels évoluent : vérifier les pratiques et conditions d’usage au moment de les appliquer. Révision éditoriale : octobre 2026.