ATELIER COMPLÉMENTAIRE · INITIATION

Le vocabulaire de l’intelligence artificielle

Token, prompt, itération, agent, MCP… Apprenez enfin ce que signifient ces mots, avec des situations de cabinet et des exercices courts, sans jargon inutile.

5 modules25 mots expliqués15 questionsProgression libre et non certifiante

Cet atelier est un bonus pédagogique : il ne modifie pas la collection des 30 cubes bronze, six cubes argent et du cube or des formations principales.

Composition graphique illustrant les concepts de l’IA sous forme de cartes et de connexions
MODULE 1 SUR 5 · ENVIRON 15 MIN

Les briques de base

Comprendre ce que traite réellement une IA

L’idée-force

Un assistant d’IA n’est pas une base de vérité : il produit des sorties à partir d’un modèle et d’unités de traitement.

Comprendre les cinq mots essentiels

1.1

Intelligence artificielle (IA)

Ensemble de méthodes informatiques capables d’effectuer certaines tâches de classification, prédiction ou génération.

Au cabinet : Un logiciel aide à regrouper des questions fréquentes du cabinet.

À ne pas confondre : Toutes les IA ne produisent pas du texte.

1.2

IA générative

Famille de systèmes capables de produire du contenu : texte, image, son ou code.

Au cabinet : Créer le brouillon d’une affiche d’information générale.

À ne pas confondre : Le contenu généré n’est pas automatiquement exact.

1.3

Modèle

Système mathématique entraîné à repérer des régularités et à produire des sorties.

Au cabinet : Deux modèles donnent des propositions différentes à partir d’une même consigne.

À ne pas confondre : Une version récente ne vaut pas certification médicale.

1.4

LLM (grand modèle de langage)

Modèle entraîné sur des données langagières pour traiter et générer du texte.

Au cabinet : Un LLM classe des phrases de questions administratives fictives.

À ne pas confondre : Un LLM n’accède pas nécessairement à Internet ou au dossier patient.

1.5

Token (jeton)

Unité de traitement du texte : morceau de mot, mot, caractère ou ponctuation selon le découpage du modèle.

Au cabinet : Un long document consomme davantage d’unités d’entrée, mais les comptes exacts varient.

À ne pas confondre : Un token n’est pas toujours un mot complet.

Exemple guidé — situation au cabinet

Une kinésithérapeute veut comprendre pourquoi un outil peut résumer une page sans « connaître » le patient.

  1. Identifier la tâche : reconnaître, classer ou générer.
  2. Choisir les informations nécessaires à cette tâche, uniquement fictives ici.
  3. Vérifier les faits et la précision du résultat plutôt que la fluidité du texte.
✓ À faire

Demander une reformulation d’une note fictive de prévention.

! À vérifier

Vérifier les chiffres, références et recommandations proposés.

× À éviter

Confier un diagnostic à un modèle conversationnel non prévu à cet effet.

À vous de jouer

Expliquez avec vos propres mots deux termes de ce module, puis imaginez un cas professionnel fictif qui les illustre. Comparez votre explication aux cinq définitions ci-dessus. Le but est de savoir expliquer la notion à un collègue, pas de réciter une phrase.

Mini-quiz de validation — 3 questions

Trois bonnes réponses permettent de débloquer le module suivant. Vous pouvez réessayer autant que nécessaire.

Question 1 — Un token est-il systématiquement un mot entier ?
Question 2 — Quel usage correspond à une IA générative ?
Question 3 — Quel réflexe est correct face à un résultat fluide ?

MODULE 2 SUR 5 · ENVIRON 15 MIN

Bien dialoguer avec une IA

Demander, préciser, corriger

L’idée-force

La qualité du résultat dépend de la consigne et des vérifications successives, pas seulement du premier message.

Comprendre les cinq mots essentiels

2.1

Prompt (consigne)

Instruction et contexte fournis au modèle pour orienter sa réponse.

Au cabinet : « Prépare cinq titres pour une fiche de prévention générique. »

À ne pas confondre : Un prompt ne remplace pas une validation.

2.2

Prompting

Pratique consistant à formuler et ajuster les consignes données au modèle.

Au cabinet : Définir le rôle de rédacteur, le public et les critères de sortie.

À ne pas confondre : Les mots magiques ne garantissent pas la qualité.

2.3

Itération

Cycle d’amélioration : produire un brouillon, l’examiner, préciser la demande et recommencer.

Au cabinet : « Réduis à 120 mots et remplace le jargon par des exemples. »

À ne pas confondre : Itérer sans vérifier peut répéter la même erreur.

2.4

Contexte

Informations pertinentes fournies pour guider le modèle dans la tâche.

Au cabinet : Préciser que la fiche s’adresse aux patients âgés.

À ne pas confondre : Un contexte trop riche peut exposer des données inutilement.

2.5

Hallucination

Réponse produisant un contenu plausible mais faux, inventé ou insuffisamment étayé.

Au cabinet : Une bibliographie comporte un article inexistant.

À ne pas confondre : Une réponse assurée n’est pas un indice de fiabilité.

Exemple guidé — situation au cabinet

Une infirmière prépare une fiche d’accueil générique ; le premier brouillon est trop long et trop technique.

  1. Définir le public, l’objectif, le ton et les limites.
  2. Demander une première version, puis une simplification : c’est l’itération.
  3. Relire et corriger les éléments incertains avant diffusion.
✓ À faire

Utiliser un prompt mentionnant le public, la longueur et le format.

! À vérifier

Demander à l’IA de signaler les informations non fournies.

× À éviter

Transformer automatiquement une réponse en consigne de soins individualisée.

À vous de jouer

Expliquez avec vos propres mots deux termes de ce module, puis imaginez un cas professionnel fictif qui les illustre. Comparez votre explication aux cinq définitions ci-dessus. Le but est de savoir expliquer la notion à un collègue, pas de réciter une phrase.

Mini-quiz de validation — 3 questions

Trois bonnes réponses permettent de débloquer le module suivant. Vous pouvez réessayer autant que nécessaire.

Question 1 — Après un premier brouillon trop complexe, quelle action décrit une itération ?
Question 2 — À quoi sert le contexte ?
Question 3 — Une référence inventée mais crédible illustre quoi ?

MODULE 3 SUR 5 · ENVIRON 15 MIN

Relier l’IA aux outils

Agents, API, connecteurs et MCP

L’idée-force

Un agent peut enchaîner des étapes avec des outils ; chaque connexion doit disposer d’autorisations adaptées et rester contrôlable.

Comprendre les cinq mots essentiels

3.1

Agent IA

Système qui peut organiser plusieurs étapes d’une tâche et, s’il y est autorisé, appeler des outils.

Au cabinet : Rechercher un modèle de courrier puis préparer un brouillon à valider.

À ne pas confondre : « Agent » ne signifie ni autonomie illimitée ni exactitude garantie.

3.2

Outil (tool)

Fonction externe qu’un système d’IA peut appeler pour lire, rechercher ou agir.

Au cabinet : Consulter un calendrier partagé configuré à cet effet.

À ne pas confondre : Une lecture et une écriture n’ont pas le même niveau de risque.

3.3

API

Interface permettant à deux logiciels d’échanger des demandes et des réponses de manière structurée.

Au cabinet : Un logiciel métier transmet une demande à un service autorisé.

À ne pas confondre : Une API n’est pas nécessairement accessible ni sécurisée par défaut.

3.4

MCP (Model Context Protocol)

Protocole ouvert standardisant la connexion d’applications d’IA à des outils et sources de données externes.

Au cabinet : Un client MCP interagit avec un serveur exposant des outils autorisés.

À ne pas confondre : MCP ne garantit pas, à lui seul, la confidentialité ou le bon paramétrage des accès.

3.5

Connecteur

Intégration reliant un outil à un service, parfois via API ou MCP.

Au cabinet : Connecter un calendrier à un assistant pour préparer une liste de réunions.

À ne pas confondre : Toujours vérifier permissions, consentements et suppression des accès.

Exemple guidé — situation au cabinet

Une équipe envisage un assistant capable de retrouver un document administratif et de préparer une réponse, sans l’envoyer automatiquement.

  1. Lister précisément les actions permises : rechercher, lire, proposer.
  2. Limiter les accès aux documents non sensibles et définir une étape d’approbation.
  3. Tester les erreurs et confirmer qu’aucun envoi n’est exécuté sans accord.
✓ À faire

Autoriser uniquement la lecture d’un dossier de documents génériques.

! À vérifier

Vérifier chaque application connectée, son périmètre et ses journaux.

× À éviter

Donner accès à toute la messagerie et aux dossiers patients sans contrôle.

À vous de jouer

Expliquez avec vos propres mots deux termes de ce module, puis imaginez un cas professionnel fictif qui les illustre. Comparez votre explication aux cinq définitions ci-dessus. Le but est de savoir expliquer la notion à un collègue, pas de réciter une phrase.

Mini-quiz de validation — 3 questions

Trois bonnes réponses permettent de débloquer le module suivant. Vous pouvez réessayer autant que nécessaire.

Question 1 — MCP sert principalement à quoi ?
Question 2 — Un agent a-t-il automatiquement le droit d’envoyer un e-mail ?
Question 3 — Quel est un bon réglage initial d’un connecteur ?

MODULE 4 SUR 5 · ENVIRON 15 MIN

Renforcer les réponses

Sources, RAG et ajustement

L’idée-force

Fournir des documents vérifiables peut améliorer la pertinence, mais ne transforme pas une réponse automatique en preuve.

Comprendre les cinq mots essentiels

4.1

RAG

Génération augmentée par récupération : on retrouve des documents pertinents, puis on les fournit au modèle pour répondre.

Au cabinet : Chercher un guide publié sur un site officiel avant de le résumer.

À ne pas confondre : Des documents récupérés peuvent être inexacts ou hors sujet.

4.2

Embedding (représentation vectorielle)

Représentation numérique qui aide notamment à rapprocher des contenus sémantiquement similaires.

Au cabinet : Retrouver des documents parlant de sauvegarde même si le mot « copie » est utilisé.

À ne pas confondre : Une proximité mathématique n’est pas une preuve factuelle.

4.3

Fine-tuning (ajustement fin)

Entraînement supplémentaire d’un modèle sur des exemples pour adapter certains comportements.

Au cabinet : Adapter un style de réponses à un format administratif générique.

À ne pas confondre : Ce n’est pas nécessaire pour chaque tâche et cela soulève des questions de données.

4.4

Multimodal

Capable de traiter ou générer plusieurs types de contenu selon le modèle : texte, image, audio, etc.

Au cabinet : Analyser un diagramme fictif accompagné d’une question.

À ne pas confondre : Cela n’autorise pas la transmission libre de photos de patients.

4.5

Température

Réglage disponible sur certains modèles ou interfaces, agissant sur la diversité des sorties possibles.

Au cabinet : Comparer deux styles de formulation lorsque le réglage est proposé.

À ne pas confondre : Une température faible ne garantit pas la vérité.

Exemple guidé — situation au cabinet

Un responsable de cabinet veut comparer une réponse de l’IA aux procédures internes publiques mises à jour.

  1. Choisir un corpus documentaire à jour et autorisé.
  2. Retrouver les passages pertinents et citer le document d’origine.
  3. Contrôler que la synthèse reflète vraiment les sources.
✓ À faire

Utiliser un ensemble de documents validés comme base de réponse.

! À vérifier

Vérifier les dates, versions, citations et pertinence de l’extrait trouvé.

× À éviter

Faire passer une synthèse non vérifiée pour une recommandation officielle.

À vous de jouer

Expliquez avec vos propres mots deux termes de ce module, puis imaginez un cas professionnel fictif qui les illustre. Comparez votre explication aux cinq définitions ci-dessus. Le but est de savoir expliquer la notion à un collègue, pas de réciter une phrase.

Mini-quiz de validation — 3 questions

Trois bonnes réponses permettent de débloquer le module suivant. Vous pouvez réessayer autant que nécessaire.

Question 1 — Dans une méthode RAG, que se passe-t-il avant la génération ?
Question 2 — Quel élément aide à rechercher des textes de sens voisin ?
Question 3 — Une réponse qui cite un document doit-elle encore être vérifiée ?

MODULE 5 SUR 5 · ENVIRON 15 MIN

Protéger et décider

Biais, anonymisation et responsabilité

L’idée-force

Le bon vocabulaire sert surtout à choisir les bonnes limites : données minimales, supervision humaine et vérification.

Comprendre les cinq mots essentiels

5.1

Données personnelles

Informations relatives à une personne identifiée ou identifiable, directement ou indirectement.

Au cabinet : Un rendez-vous associé à une identité et un numéro de téléphone.

À ne pas confondre : L’absence du nom ne suffit pas forcément à rendre une information anonyme.

5.2

Anonymisation

Transformation visant à empêcher l’identification des personnes de manière irréversible selon les critères applicables.

Au cabinet : Créer une synthèse statistique ne permettant pas de retrouver un patient.

À ne pas confondre : C’est une exigence plus forte que masquer le nom.

5.3

Pseudonymisation

Remplacement d’identifiants par des pseudonymes, avec possibilité de réidentification sous conditions.

Au cabinet : Remplacer le nom par un code conservé dans un fichier séparé.

À ne pas confondre : Les données pseudonymisées restent des données personnelles.

5.4

Biais

Distorsion systématique dans des données, un modèle ou ses usages, pouvant entraîner des résultats inadaptés.

Au cabinet : Une recommandation fondée sur des exemples très peu diversifiés.

À ne pas confondre : Un résultat identique ne garantit pas qu’il soit équitable pour chacun.

5.5

Validation humaine

Contrôle par une personne compétente avant d’utiliser ou de diffuser un résultat significatif.

Au cabinet : Le professionnel relit la fiche, vérifie les sources et corrige avant publication.

À ne pas confondre : Le contrôle ne doit pas être une simple signature automatique.

Exemple guidé — situation au cabinet

Un professionnel veut tester une IA pour reformuler un bilan à partir d’une photographie de dossier réel.

  1. Identifier la présence de données de santé et arrêter le test sur un service non évalué.
  2. Créer un cas totalement fictif pour expérimenter la présentation.
  3. Valider les usages réels uniquement dans un cadre technique et contractuel adapté.
✓ À faire

Expérimenter avec des situations entièrement fictives.

! À vérifier

Évaluer outil, responsabilités, hébergement et cadre de traitement avant des données réelles.

× À éviter

Considérer qu’enlever le nom suffit toujours à anonymiser un patient.

À vous de jouer

Expliquez avec vos propres mots deux termes de ce module, puis imaginez un cas professionnel fictif qui les illustre. Comparez votre explication aux cinq définitions ci-dessus. Le but est de savoir expliquer la notion à un collègue, pas de réciter une phrase.

Mini-quiz de validation — 3 questions

Trois bonnes réponses permettent de débloquer le module suivant. Vous pouvez réessayer autant que nécessaire.

Question 1 — Le remplacement du nom par un code permet de parler de quoi ?
Question 2 — Pour une démonstration publique d’IA au cabinet, que privilégier ?
Question 3 — Pourquoi faut-il conserver une validation humaine ?

Sources et précautions

Les définitions ont été reformulées pour un public non technicien. Elles résument le vocabulaire couramment utilisé et ne valident pas un logiciel pour le traitement de données de santé. Les interfaces, capacités et conditions des services peuvent évoluer.